Conseil d’Entrepreneur à 1000 € avec Max Piccinini #18

Un bon conseil d’entrepreneur, je le paie parfois plusieurs fois sans m’en rendre compte. Max Piccinini est l’un des premiers coachs dans lesquels j’ai investi, et à chaque fois que je réécoute une de ses vidéos, je retombe sur un point qu’il a déjà partagé — sauf que je l’entends différemment, pour la dixième fois.

Dans la vidéo ci-dessous, il répond à quatre questions très concrètes :

  • par où déléguer en premier,
  • où investir son premier euro,
  • pourquoi ton entourage aura toujours un avis contraire au tien, et
  • ce qu’il changerait s’il repartait de zéro.

L’essentiel en 1 minute

Pour déléguer, Max applique l’échelle de remplacement : d’abord l’administratif (peu d’impact, chronophage), puis la livraison, puis le management

L’objectif : libérer du temps pour les actions à haut impact (vente, marketing), puis réinvestir ce temps.

Sur l’argent, son conseil est net : investis d’abord en toi. Une fois un certain seuil de revenu atteint, une partie du surplus part dans d’autres investissements comme l’immobilier.

Il ajoute un point sur la mentalité : à ce niveau de revenu, 1M€ par an, ton entourage n’est statistiquement pas d’accord avec tes décisions les plus ambitieuses — et c’est normal, gagner 1m€ par an c’est faire parti de 1/10 000 .

Avec le recul, il changerait deux choses : miser plus tôt et plus fort sur sa propre formation, et arrêter de recruter au rabais, un profil aligné valant largement le surcoût.

Premier conseil d’entrepreneur : la séquence de délégation

Le point de départ de Max, c’est l’échelle de remplacement : identifier les tâches qui prennent le plus de temps pour le plus faible niveau d’impact, et déléguer celles-là en premier. Concrètement, ça veut dire commencer par l’administratif — tout ce qui ne rapporte pas d’argent directement.

Une fois ce temps récupéré, l’idée est de le réinvestir dans les actions à haut niveau d’impact : attirer plus de clients, vendre plus. Le cercle vertueux se referme quand la livraison tourne sans toi.

Où investir en premier : soi, puis l’immobilier pour sécuriser

À la question de savoir où mettre son premier euro, Max répond sans détour : en toi-même. Il donne un ordre de grandeur — investir par exemple 12 000 € par an dans ta propre formation, avec l’objectif de générer au moins ce même delta grâce à ce que ça t’apprend. C’est le même principe que l’effet cumulé : un investissement régulier en soi qui compose sur la durée, plutôt qu’un coup unique.

Le conseil évolue avec le niveau de revenu. Dans son exemple, une fois que tu atteins 5 000 € par mois (60 000 € par an), une partie de ce que tu continues à investir en toi peut commencer à basculer vers un deuxième objectif : sécuriser l’argent déjà généré, pas seulement en gagner plus. C’est là qu’il place l’immobilier — une logique proche de celle du livre L’Homme le plus riche de Babylone. Il ne détaille pas le seuil exact à partir duquel ce basculement se fait, donc à toi de le caler sur ta propre situation plutôt que de copier un chiffre.

La mentalité du 1 sur 10 000 : pourquoi ton entourage aura toujours un avis contraire

Max part d’un constat statistique : à son niveau de revenu, il se situe dans le 1 sur 10 000 des personnes qui gagnent ce type de montant (avant ça, il était 1 sur 1 000, puis 1 sur 100). Sa conclusion : dès que tu te poses une vraie question de décision — investir en toi, te faire coacher — ton entourage, qui n’est ni entrepreneur ni dans cette tranche de revenu, sera statistiquement contre.

Son conseil est direct : assume d’avoir raison contre l’avis majoritaire, et avance vers l’inconfort plutôt que de l’éviter. Selon lui, les entrepreneurs qui progressent cherchent des zones d’inconfort maîtrisées — c’est ce qui les fait apprendre et se surpasser en continu, à l’inverse de ceux qui restent dans leur zone de confort.

Le conseil d’entrepreneur qu’il changerait : rentabilité et recrutement

Si Max devait repartir de zéro, il dit qu’il mettrait directement l’argent disponible (il cite 100 k€) sur la table pour se former, plutôt que de le laisser dormir.

Deuxième changement : se concentrer sur la rentabilité dès le départ, pas sur le chiffre d’affaires — une erreur de débutant qu’il pointe directement, et que beaucoup répètent en confondant CA et profit.

Sur le recrutement, il inverserait complètement son approche. Plutôt que de chercher à payer le moins cher possible, il paierait plus pour une personne alignée avec les valeurs de l’entreprise, capable de générer un vrai retour sous deux mois.

En résumé

Ce conseil d’entrepreneur tient en une phrase : délègue dans l’ordre, investis en toi avant d’investir ailleurs, assume d’aller à contre-courant de ton entourage, et recrute pour la valeur générée plutôt que pour le prix.

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