Le rôle d’un entrepreneur, selon moi, ça consiste à avoir plusieurs casquettes, surtout quand on démarre une entreprise. Ça peut varier, il y a plusieurs rôles — environ une dizaine. On va commencer par les énumérer.
L’essentiel en 1 minute
Le rôle d’un entrepreneur, c’est une dizaine de casquettes en même temps : commercial, copywriter, marketeur, CEO, chiffres, service client, facturation, livraison, administratif, recrutement, community manager, technique.
Ça fait beaucoup. Mon coach Max Picinini m’a donné un repère simple : au démarrage, il n’y a que 3-4 pôles qui comptent vraiment — marketing, commercial, livraison, et piloter la boîte. Le reste, tu le délègues plus tard, une fois que t’as l’argent pour ça.
Et parmi ces pôles, il y en a un qui est plus dur que les autres : vendre. Personne ne sait vendre naturellement, personne n’a envie de vendre — sauf que si tu sais le faire, tu ne manques plus jamais de clients.
Et si un point reste flou après lecture, pose ta question en commentaire en bas de l’article.
Situation : une dizaine de casquettes sur les épaules
Le rôle d’un entrepreneur regroupe, en vrai, une dizaine de rôles différents. Les voici, un par un.
La partie commerciale
Prospecter, trouver des prospects, les convertir en clients.
La partie copywriter
L’art de vendre avec les mots, comprendre le vocabulaire de tes prospects pour écrire des pages de vente ou des flyers qui leur parlent vraiment.
La partie marketing
Créer du contenu, organique (blog, YouTube, Instagram) ou publicitaire, pour attirer tes futurs clients idéaux et générer des leads.
La partie séquence e-mail et campagne de vente
Convertir ce trafic en leads puis en clients.
La partie CEO
Piloter l’entreprise, prendre des décisions, se former, se faire coacher, trouver des partenaires.
La partie chiffres
Et celle-là, personne n’en parle. Tout le monde pense qu’elle est réservée au comptable, sauf que non : le rôle du comptable, c’est juste d’alléger ton imposition en micro-entreprise, ou d’optimiser ta fiscalité une fois en société. Mesurer et mapper ton moteur de croissance, ça, c’est ton job à toi.
Le suivi client
S’assurer du besoin, de la satisfaction, répondre aux questions.
La facturation
Suivi des paiements, des plans de paiement, des refus.
La livraison
Livrer le produit ou le service — si c’est le produit de quelqu’un d’autre t’as juste le rôle commercial, si c’est le tien, t’apportes en plus les conseils et le coaching.
L’administratif
Les papiers, ça ne rapporte rien mais faut le faire.
Le recrutement
Trouver les bonnes personnes pour déléguer — des « joueurs de Ligue A » que tu payes plus cher mais qui valent trois personnes.
Le community management
Tes réseaux, tes groupes WhatsApp, tes valeurs.
La partie technique
Site web, tunnels de vente et de livraison, automatisation.
trop de casquettes pour un seul rôle
Après avoir tout énuméré, ça fait beaucoup de casquettes pour le rôle d’un entrepreneur. Quand tu commences vraiment de zéro, tu ne peux pas tout tenir à fond en même temps.
qu’est ce qui compte vraiment au démarrage ?
Le conseil que j’avais reçu de mon coach Max Picinini : quand tu commences une boîte, il y a trois pôles principaux.
Le marketing — avoir de la visibilité, se rendre visible, attirer des nouveaux clients.
Le commercial — la prospection, contacter tous les leads qui ont montré de l’intérêt ; au début, c’est à toi d’aller chercher tes 10 premiers clients pour faire tes 10 premières ventes, et avoir l’argent pour commencer à déléguer.
Et la livraison — parce que si tu vends mais que tu livres mal, tu grilles ta réputation, et t’as des clients pas satisfaits qui ne te recommandent pas.
Et il y a un quatrième pôle : piloter, gérer la boîte, prendre les décisions. Si tu commences vraiment de zéro, tu patientes, tu prends 5, 10 clients, et petit à petit tu délègues.
Maintenant, si tu te demandes ce qui est le plus dur là-dedans — pour moi, c’est d’abord d’identifier un besoin et d’avoir quelque chose de solide pour y répondre.
J’ai appris le concept PMC avec mon premier coach : Passion, Compétence, Marché.
La passion — est-ce que t’es prêt à faire ça pendant 10 ans, est-ce que tu pourrais le faire gratuitement tellement t’aimes ça ?
La compétence — soit tu l’as déjà (tu viens du salariat, t’as un réseau, c’est plus facile), soit il faut te former, et ça peut prendre six mois, un an, trois ans, et c’est OK.
Le marché — est-ce qu’il y a une vraie demande ?
Si les trois sont alignés, t’as un boulevard devant toi. Mais la deuxième chose la plus dure, à mon sens, c’est de vendre. Personne ne sait vendre, personne n’a envie de vendre — sauf que si tu sais le faire, tu ne manques plus jamais de clients, et ton business prospère.
se former sur son point faible, pas sur tout
C’est là-dessus que je me suis formé en priorité. Aujourd’hui, un de mes rôles, c’est de m’occuper de la partie commerciale de clay makers academy, l’entreprise que j’ai montée avec mon associée pour aider les passionnés de poterie à transformer leur passion en revenus.
Sauf que je ne suis pas céramiste mais je connais bien le domaine dans son ensemble. c’est elle, la céramiste. Moi, je gère la partie technique. Ce qui nous manquait tous les deux, c’était la vente.
Je me suis donc formé au closing et au setting. Le closing d’abord : apprendre à faire des appels de vente, à discuter, à vendre. Le setting ensuite : l’art de converser avec les gens sur les réseaux, sur Instagram, poser les bonnes questions, inviter à prendre rendez-vous.
Et là, la boucle est bouclée : j’ai des prospects, je prospecte à l’écrit et au téléphone, et je fais du suivi. La phrase qui m’a le plus aidé, c’est celle de mon coach Max Picinini : l’argent est dans le suivi.
Une personne qui vient te voir n’est pas forcément prête à acheter tout de suite — il y a des gens à 3h, des gens à 6h, des gens à 9h. L’idée, c’est de faire un suivi régulier, de partager de la valeur, d’apporter du conseil gratuit, et tôt ou tard, les gens se sentent prêts. Un suivi régulier, ça te donne une génération de clients constante.
ce que je te conseille de mettre en place
- Repère tes rôles actuels et identifie ceux que tu dois vraiment garder au démarrage : marketing, commercial, livraison, pilotage.
- Passe le test PMC avant de te lancer sur une offre — passion, compétence, marché — les trois doivent être alignés.
- Si vendre est ton point faible, forme-toi en priorité au closing, puis au setting en fonction de ton domaine. Si tu n’as rien à vendre , vends le produit de quelqu’un d’autre.
- Mets en place un vrai suivi de tes prospects, à l’écrit et au téléphone, plutôt que des relances ponctuelles.
- Une fois tes premières ventes générées, reprends la partie chiffres pour mesurer ton moteur de croissance — voir mon article sur les KPI de conversion.
- Quand t’as l’argent pour ça, commence à recruter des joueurs de Ligue A pour déléguer les rôles que tu portes seul depuis le début.
Une question te reste en tête ? Laisse-la en commentaire en bas de l’article.
