Voici mes notes et retours d’expérience sur comment s’organiser quand on est associés dans une entreprise. Cas particulier dans mon cas : je travaille avec mon épouse. On a des rôles différents et on a un an et demi d’entrepreneuriat ensemble. Donc mon symptôme, c’était avoir la sensation que ça se passe mal, que notre relation en pâtisse à cause du travail. Voilà le point de départ. Suite à des échanges avec des amis, voici les points que j’aimerais énumérer.

La complémentarité des compétences quand on est associés #
Donc tout d’abord sur la partie associée, il y a à prendre en compte la personnalité des gens, mais aussi les compétences des gens. En termes de feeling, il faut qu’il y ait un feeling entre les gens. Par contre, les compétences doivent être absolument complémentaires — c’est-à-dire que les personnes travaillent sur des domaines différents et, remis ensemble, ça fait une boîte qui tourne.
Mais si deux personnes font exactement la même chose, à mon sens, ça ne peut pas marcher. Il y aura des frictions, des rôles similaires et trop d’interférences. Donc ça marche aussi en couple.
Dans la personnalité, c’est d’avoir des personnes qui sont de type A — c’est-à-dire qui se forment, qui se remettent en question, qui sont sans cesse en train de persévérer et de se mesurer pour devenir meilleur.
La partie couple : transférer ce qui marche dans l’entreprise #
La partie couple, c’est pareil, sauf qu’on va rajouter comment mieux communiquer. Si dans le couple ça marche bien, on devrait récupérer des compétences du couple à mettre dans l’entreprise, et inversement.
Définir des rôles précis pour s’organiser en tant qu’associés #
Par rapport aux rôles, l’idée c’est d’essayer d’avoir des rôles différents. Par exemple, le directeur traite les tâches mensuelles, le manager traite les opérations quotidiennes. Bien sûr, il faut les définir, ça doit être précis.
Les plus grandes erreurs, c’est que les rôles soient similaires, qu’il y ait beaucoup de friction et trop d’interférences — ce qui fait qu’il y a empiétement sur le domaine de compétences et surtout de livraison.
Dessiner un organigramme et visualiser les départements #
Par rapport à la partie business, ce que j’avais retenu, c’est de dessiner un organigramme, visualiser les départements du business et mettre des responsables par département. Finalement, quand on livre quelque chose, il y a une chaîne de production et une personne est responsable d’une étape — pour que tout le monde puisse travailler ensemble.
Tester, ajuster, interchanger les rôles #
Il faut tester. Quand ça ne va pas, il faut écouter, proposer des solutions, accepter, faire un test sur un mois, trois mois, six mois pour vraiment voir ce qui se passe. Des fois, tester des rôles, interchanger les positions, inverser les tâches.
Exemple d’expérience concrète : jusqu’à maintenant, c’était Anne qui faisait la partie setting sur Instagram, moi la partie WhatsApp. Néanmoins, c’est une compétence inconfortable pour Anne. Donc on a proposé : je reprends toute la partie vente, du setting au closing. Je me suis challengé, ça m’a plu et j’ai de bons résultats. Derrière, c’est Anne qui récupère la partie livraison pour le business. Ça fait une semaine de test, je partage cette expérience — ça fonctionne et je me sens mieux.
La persévérance : une clé pour tenir dans la durée #
Une erreur commune à pas mal de personnes qui arrêtent : faire un business, ça demande beaucoup d’énergie. Et en fait, on a les fruits qu’au bout d’un an, deux ans de travail. Donc si on arrête alors qu’on commence à avoir à peine les petites gouttes, on gaspille tout l’effort investi, toute cette énergie. je fais référence au livre L’effet cumulé de Darren Hardy — Mon avis
Donc il faut de la persévérance. Pour cette persévérance : humilité, apprendre à faire autrement pour s’adapter, tester des choses pour avoir des résultats. Savoir faire une pause aussi pour aérer l’esprit, laisser faire le temps et voir comment ça se passe quand on arrête de mettre de l’énergie. Inutile d’aller à contre-courant. Forcer les choses, laisser faire. Faire des off et faire en sorte que ça doit marcher avec patience — mais ça doit marcher.
La communication et les échanges #
Mettre en place une échelle pour noter comment tu as trouvé l’échange, prendre un avis sur qu’est-ce qui manque pour avoir un 10 sur 10 — et comme ça on compose.
Astuce tiré du livre L’effet cumulé de Darren Hardy — Mon avis
Également, plus de discussion et d’échanges, en tout cas en améliorant la qualité pour s’organiser, comprendre ce qui me pique et se remettre en question.
Se rappeler des victoires et garder le positif #
Ce qui peut aussi aider, c’est les victoires — se rappeler des victoires, les savourer, savoir comment on a fait pour les obtenir et reprendre ces clés-là pour capitaliser sur là où on est bon et pouvoir le dupliquer.
Et quand quelque chose ne va pas, se dire : c’est quoi le cadeau ? Qu’est-ce qui a été bien là-dedans ? Et garder ça pour la suite.
